Aujourd’hui, on dit travailleur·ses de l’art

Texte de Julia Burtin Zortea. Dessins de Louise Drul.
Conception graphique de Fanette Mellier.

Comment vivre de sa pratique artistique ? La fréquentation des musées augmente, la culture tient une place de plus en plus importante dans nos pratiques quotidiennes, et pourtant, les artistes connaissent une précarité grandissante. Un large pan du processus de création est invisibilisé et le régime du droit d’auteur est inapte à prendre en compte les réalités matérielles du travail artistique.

Contre l’idée que la passion et la vocation viendraient, à elles seules, nourrir les artistes, des mobilisations émergent aujourd’hui pour dénoncer les rapports de pouvoir et de domination qui structurent le milieu de l’art. Dans le champ des arts visuels, le collectif La Buse milite pour une réforme du statut et de la rémunération des artistes-auteur·rices. Sous l’identité commune de travailleur·ses de l’art, il invite à s’organiser de manière collective et à repenser la notion même de travail.

BIOGRAPHIES DES AUTRICES

Julia Burtin Zortea est autrice, journaliste et traductrice. Après avoir participé à diverses aventures éditoriales en collectif, elle fait actuellement partie de la revue féministe Panthère Première. Outre ses travaux d’écriture et d’enquête, elle organise des évènements pour diffuser pensées critiques et travaux académiques en-dehors des espaces canoniques d’élaboration des savoirs.

Diplômée de l’École nationale supérieur des Arts Décoratifs de Paris, Louise Drul (ou Louise Drulhe) est illustratrice et autrice. Elle a publié son premier livre jeunesse, Caracole et la nuit ensoleillée, aux éditions L’agrume. Elle est l’autrice de L’atlas critique d’Internet, un projet de cartographie du web, exposé dans différentes institutions comme la Kunsthalle de Vienne et le Centre Georges Pompidou à Paris.